lundi 7 décembre 2009

Pas gai pas gai...




A l'approche de Noël, je ressens toujours ce bonheur d'être entourée des gens que j'aime, de partager avec eux ces fêtes, leur offrir un cadeau,
Mais c'est à ce moment précis également que je pense à ceux qui sont seuls,qui ont froid, qui sont tristes et ceux qui ne sont plus là...

Cette année, comme presque tous les ans lorsque je me montre attentive aux signes, un triste événement me rappelle que la vie n'était et n'est pas toujours aussi souriante pour moi, pour les autres.

Depuis une semaine, je me demandais (inquiète) pourquoi la lumière de mon voisin était constamment allumée. Bien sur que je ne passais pas ma vie à l'épier mais alcoolique au dernier degré, je me doutais que son rythme n'était pas le notre.
Le PapaduPouic m'avait dissuadée de m'inquiéter.

Il était bel et bien mort le voisin.
Une escouade de pompiers, de policiers en face de la maison m'ont donné raison hier soir.

Pendant ce temps je gérais le Pouic avec sa grosse quinte de toux, rouge écarlate.
(il va mieux, il a un gros rhume, avale ses granules mais tousse beaucoup moins)

Je suis secouée.
Bon c'est pas gai, mais on se sent si vulnérable face à la souffrance, aux choix de vie qu'on ne comprend pas,
On se dit aussi qu'on est passé à côté de bien pire.
Se rappeler de biens tristes moments, comparer avec d'autres solitudes.

Je pense à mon voisin que je n'ai vu que ou  fois en un an et demi.
J'habite une petite ville et je n'ai rien fait, rien dit, malgré mes doutes
Je ne suis pas fière.
Bien sur, on me répond: "C'est la vie""Qu'aurais-tu voulu faire?"
Oui, non, c'est sur...
Je ne suis définitivement pas fière...

12 commentaires:

chocoladdict a dit…

c'est sûr que c'est triste de mourir aussi seul...aucune famille pour lui tendre la main?

Madame Kévin a dit…

c'est une vraie tristesse.
Mais l'esprit de Noël, c'est aussi penser à ceux qui ont moins que nous, qui sont dans le malheur. C'est bien que tu aies fait ce billet. C'est bien aussi pour ce monsieur qui était seul : ce qui lui est arrivé existe quelque part, ici, sur ton blog.

Céline☼ a dit…

Comme tu le dis, c'est pas gai pas gai. C'est le genre d'événement qui ne nous touche pas directement mais qui se produit si près de nous qu'il nous fait forcément réfléchir sur notre propre vie, sur nos actions. On culpabilise d'être heureux à côté de ceux qui sont seuls ou qui souffrent, on voudrait les aider mais on ne sait pas comment. Et puis ces gens a qui il arrive malheur nous renvoient à nos propres peurs plus ou moins inconscientes et on sait bien que notre vie pourrait basculer brusquement du mauvais côté.

madamezazaomars a dit…

Je te comprends, je suis tres sensible moi aussi a ce genre de personnes, de detresse. j' aimerai pouvoir les aider, je ne sais jamais trop comment m' y prendre. Du benevolat, des dons, je e sais pas. ne culpabilis pas, je crois qu' on ne sait jamais vraiemnt trop comment reagir face a des personnes en souffrance. Bravo pour ce billet ...

E. a dit…

Tu n'as ps à t'en vouloir.Qui, comme toi, se serait au moins poser une question? Très peu de gens je pense font gaffe à ce qui se passe ailleurs.
Gros bisouilles à ton Pouic ma grande !

Alice a dit…

Chocoladdict, je pense que c'était son choix à lui de s'isoler...

Mme Kevin: Merci pour ce petit mot de réconfort qui a fait son effet. Je n'y avais pas pensé!

Céline: exactement...

Mme Zaza: merci...

E: Merci, je n'avais pas vu non plus les choses sous cet angle..

George a dit…

C'est bien triste en effet quand on est confronté à cela, mais tu ne dois pas culpabiliser pour la simple raison que tu t'étais rendue compte que quelque chose clochait... ce qui prouve que tu t'intéresse au sort des autres... et c'est déjà merveilleux! bise ma belle !

anaart a dit…

On ne peut pas sauver les gens qui ont perdu le goût pour la vie. Je ne connais pas la vie de cet homme malheureux mais il avait fait un choix, le choix de l'alcool et on sait tous que ça implique la solitude. Donc tu n'aurais pu rien faire. Ni le sauver, ni lui donner à nouveau les envies de vivre, ni le réconforter en sachant qu'une voisine
connaît son existence. C'est son propre existence qui devenait trop lourde.Par contre, s'occuper plus des gens qui nous sont chères et proches, voilà le vrai défit ! Bisous

lolotte a dit…

Tu sais, il y a deux semaines, j'ai croisé une vieille dame en train de faire les poubelles, ça ne m'a pas franchement mis à l'aise ... mais je n'ai rien fait non plus (à part écrire un billet) ... et je n'en suis pas fière !!!

Alice a dit…

George : merci pour ces doux mots!

Ana: Eternel défi, s'occuper de ceux qu'on aime... à condition qu'ils le veulent. On ne peut rendre les gens heureux contre leur gré et les écouter, être juste là, dans la constance en effet, voilà ce que j'ai de plus authentique à offrir...

Lolotte : Ben je viens voir (et lire) ça alors.

anaart a dit…

Oui, je sais bien, et tu le fais très bien!!!

Ptisa a dit…

ouais, c'est pas gai, c'est sûr, il se passe des tas de drames autour de nous ... mais on ne peut pas tous les prendre en charge.