mardi 8 mars 2011

Humilité et journée de la femme

 
 J'ai de la chance.

Je n'ai pas besoin d'attendre le 8 mars pour que mes hommes prennent soin de moi, pour trouver un emploi qui m'épanouisse, m'offre un salaire convenable (même si comme tout le monde j'aspire à gagner plus) et ne m'exploite pas, pour vivre dans une société dans laquelle je me sens reconnue pour ce que je suis.




Sauf que ça c'est moi.
Mais qu'à quelques mètres de moi, il y a des femmes qui sont violentées, moralement ou physiquement,
Des femmes à qui l'on ne laisse pas croire qu'elles peuvent s'émanciper,
A qui la formation et l'éducation manquent pour se sentir libres.

Au sein de notre pays nous ne sommes pas toutes égales et même si notre situation semble incomparable au regard de certaines régions du monde, il y a encore des combats à mener.


Et à des milliers de kilomètres de chez moi,
Il y a plus de violence encore, institutionnalisée ou presque : Le viol comme arme de guerre civile. J'en ai la nausée. Je suis révoltée et impuissante.

Quand on lit ça, on n'a plus le droit de se plaindre pour ces bobos du quotidien, parce que Monsieur ne débarrasse pas sa tasse de café.. On a toutes le pouvoir de changer les désagréments de notre quotidien, si on ne fait rien, c'est qu'on l'accepte.

Alors on se tait et on regarde ce qui se passe ailleurs. Ça dénombrilise. Ça rend humble.

lundi 7 mars 2011

De l'enfance...


De l'enfance, 
J'en aime l'insouciance, la spontanéité,
La motivation du plaisir, la proximité des désirs les plus primaires,
L'incapacité de choisir;
La non-gestion des frustrations,
Les découvertes innombrables, le monde à regarder,

Le sentiment d'immortalité,
La capacité de ne pas juger, de se questionner, soi et l'autre.

Être parent, c'est renouer avec une partie de son enfance.
Et c'est bon, chaque jour davantage.

Voilà Chrys, notre contribution à vos lundis
Avec en prime Un look en jean pour toi Zaza

dimanche 6 mars 2011

Vivement Dimanche Prochain # 5


Un froid polaire même si le soleil était là (on ne peut pas tout avoir...)
Encore une fois savourer ses rayons qui réchauffent un peu
Siester, lire, trier, corriger, jouer, disputer
Préparer la fête des Mamies : 
Cuisiner des Muffins au cœur de chocolat (Virginie B, clin d'oeil pour toi et aussi pour Choco), peindre.
Et se dire (déjà), vivement dimanche prochain Zaza...

samedi 5 mars 2011

Trois bons romans


 
Décidément J.C Oates me plait toujours autant quand elle n'écrit pas des policiers ou thrillers. 
Son regard sur la société contemporaine est sans concession et passionnant. 
Malgré le caractère déroutant de la construction du récit, ce roman est bouleversant et terrifiant (au sens où il fouille dans les recoins les plus sombres des sentiments fraternels, maternels et paternels).
J'ai retrouvé avec plaisir la J.C. Oates dont les écrits me fascinent!


Guidée par le coup de cœur de mes bibliothécaires, j'ai emprunté aveuglément ce roman qui se lit vite et que l'on ne veut pas quitter.
Après une première moitié du récit dans laquelle il est question d'une histoire d'amour entre un jeune homme et une femme plus âgée, la second partie nous emmène 8 ans plus tard, lorsque celle-ci comparait pour un procès.
Ce roman qui laisse tout d'abord une large part à l'expression de la sensualité, interroge ensuite sur la culpabilité de l'être humain, sur le rapport à la barbarie mais aussi à son origine (souffrance, humilation, honte?).
Le livre m'a laissée pleine d'interrogations sur le sens de la vie des deux protagonistes. A la dernière ligne, je n'ai pas de réponses mais le personnage principal non plus (et ceci me rassure!)



Un court roman que j'ai lu d'une traite.
Un point de départ quasi fantastique (une femme ressent l'âme de son appartement dans lequel une femme a été tuée) qui mène la locataire vers la folie laquelle pourrait pourtant se justifier par le terrible et tragique événement qui a brisé sa vie: la mort de son enfant.
(je le fais voyager si vous le désirez laissez un commentaire)