dimanche 24 janvier 2010

Happy Sunday Evening Saison 2, #21



 Ce qui va me réjouir pour la semaine à venir?

Me dire que je suis reposée, que j'ai fait ce que je voulais (c'est-à-dire RIEN) pendant presque 48h,

Mais et Surtout me dire que je vais retrouver PapaPouic ♥,
mais aussi Pouic Le Gourmand, Pouic le Joyeux, Pouic Le P'tit gars qui fait ses nuits, Pouic le nid à bisous, à douceur ♥♥



 ici, chez Poppy, vous trouverez d'autres HSE addict...

La lecture


Angelita nous demande ce qu'evoque le mot lecture:

Vaste sujet.

J'ai toujours aimé lire. A 11ans j'habitais dans un village et me rendais invariablement tous les mercredis dans la bibliothèque pour remplir mon gros panier de romans divers. Personne pour me conseiller et m'orienter. J'ai lu tous les genres, très précocement  et surtout avidement.(R. Desforges, A. Christie, Autant en emporte le vent).

Ma mère n'avait pas les moyens de financer ma passion (je lisais 2 à 3 livres par semaine). Elle s'est quand même fortement offusquée lorsqu'elle a compris que je l'accompagnais le vendredi chez Mammouth pour passer à la caisse un livre planqué dans ma poche.

Évidemment ma passion m'a menée à choisir une filière littéraire, à faire de ma prof de littérature une de mes futures meilleures amies, à force de  lui demander pour mes vacances des listes de dizaines de livres, classiques ou non.

J'ai donc voulu en faire mon métier. Sauf qu'arrivée sur le terrain j'ai déchanté car il s'agissait plutôt de dompter des ados prépubères que lire et partager mon amour des mots.

J'ai du déménager plus de 10 fois en 15 ans. Des dizaines de cartons de livres. La maternité m'a fait prendre un virage dans l'instinct de conservation: je ne veux plus d'étagères remplies de livres que je ne lirai plus.
Je vends ce qui ne m'a pas arraché une larme de douleur lors de l'approche de la dernière page.
Autant dire 99% de ce que je lis.
Les gains filent directement dans la cagnotte "vacances".

Je lis majoritairement des romans, des magazines, des polars, des essais, des ouvrages de psychologie, histoire, des BD.

J'aime passionnément le livre neuf : son odeur, son aspect, sa couverture que je n'ose toucher tellement j'ai peur d'y laisser des traces de doigts, le craquement de la première page qu'on ouvre.
Je n'achèterai jamais un livre s'il est corné, si la tranche ou la couverture est pliée.

Si on veut me faire plaisir on m'offre un livre. Pour ne pas se tromper, on ne choisit pas un best-seller mais un livre primé. C'est inévitablement un cadeau réussi.
J'ai beaucoup de mal à lire les livres dits faciles: Marc Lévy, Guillaume Musso.
J'en pleurerai tellement j'éprouve de l'ennui.

Lorsque je commence la lecture d'un livre, j'oublie tout du précédent. Je ne me souviens jamais des noms des personnages, imparfaitement de l'histoire. Je suis déjà ailleurs... En revanche je ne relis jamais deux fois le même livre car je déteste cette impression de "déjà lu" (même si je ne me souviens pas de l'histoire).

Même si j'ai toujours beaucoup lu, je n'ai jamais partagé mes impressions de lectture. Je demandais des conseils, des titres, en me sentant incapable de dire en retour ce que j'en avais pensé à part "J'ai aimé (ou pas)".

Aujourd'hui j'éprouve un plaisir inouï à réfléchir aux sentiments que tel ou tel livre a suscité. Je participe au Prix littéraire des blogueurs et je prends enfin l'assurance nécessaire pour dire ce que j'en ai pensé.

Aujourd'hui je lis un livre par semaine en moyenne, n'allume plus la télévision et trouve les films de plus en plus ennuyeux.

Aujourd'hui je lis beaucoup aussi avec Pouic qui semble prendre tout autant de plaisir à tourner les pages, commenter et écouter.

samedi 23 janvier 2010

Prix littéraire des blogueurs / Prix Indiana #6/10




4ième de couv'

Ni ses origines obscures, ni son enfance passée dans les misérables faubourgs de Londres n'ont entamé l'optimisme de Tom Bedlam. A la mort de sa mère, un mystérieux bienfaiteur offre de payer ses études. Pour un gamin plus habitué à la débrouille et à l'usine, l'occasion est trop belle. Du lugubre pensionnat de Hammer Hall jusqu'aux confins de l'Empire britannique, Tom poursuit son apprentissage de la vie, mais n'en reste pas moins hanté par un passé morcelé. Orages, coups du sort, révélations, l'aventure familiale continue au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle... Après La Famille Lament, George Hagen réussit, une fois de plus, à créer des personnages drôles et désarmants, qui n'en finiront pas de nous hanter.

Ma lecture

Qui se résume en une question: Charles Dickens (le talent en moins) est-t-il ressuscité?

La lecture des premiers chapitres m'a semblé très agréable: le personnage de Tom Bedlam enfant est très attachant, et l'atmosphère de Londres à la fin du XIX° particulièrement réelle.


Mais j'ai vite eu la sensation de lire une histoire construite grossièrement : comme par magie, les destins sont tous liés.

George Hagen crée un microcosme dans lequel les personnages, malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les guerres et les maladies parviennent tout de même à se retrouver : frères, soeurs, amants.

Le monde est si petit dans cette saga familiale que cela en devient agaçant.
Il me tardait de finir ce volumineux ouvrage (633 pages), à la fin si heureusement convenue...

Ce livre est ma sixième contribution au Prix littéraire des Blogueurs
Eli aussi a donné son avis ici

Tant de temps




Devant ces innombrables heures de solitude qui s'offrent à moi ce week-end, je me sens complètement incapable de gérer la hiérarchie de mes désirs !

Balade à Paris. Lecture, beaucoup. Des siestes. Un (plusieurs) film. Du rangement et ménage (faudrait, non?). Passer voir mon Pouic?  Bidouiller autour de ma bête à coudre. Écouter de la musique.

Ne rien faire.

Cesser de se mettre la pression. Seule.

Savourer la solitude...