jeudi 11 novembre 2010

J'aime le quotidien parce qu'il le faut bien



Malgré toute la volonté qu'on peut mettre à le combattre, force est de constater que l'arrivée d'un enfant nous colle un peu le nez dedans...

Alors, très très souvent, je parsème la maison de marques d'attention.
C'est ma manière à moi d'embellir le quotidien: des petits mots d'amour, un magazine offert, un gâteau cuisiné, un troupeau qui attend le Pouic à l'entrée de la maison, un feu de cheminée allumé pour le retour de l'Epoux tard le soir, un paquet sur la table, une invitation au ciné...

Autant d'attentions qui ne les laissent pas indifférents et dont ils se réjouissent vraiment (ce qui décuple le plaisir de concevoir la petite surprise).

C'est ça aussi aimer.
Prendre soin tous les jours.
Et c'est en ça que j'aime le quotidien...


Clin d'oeil à toi Jane

mercredi 10 novembre 2010

Le syndrome du délégué

ou "Le jour où tu pleures parce que tu voulais tant être aimée"


J'ai toujours été élue déléguée de classe. Du plus loin que je m'en souvienne. Le  plus étonnant c'est que du plus loin que je me souvienne, je n'ai pas toujours demandé à être élue déléguée.
Et pourtant... je ne suis pas ce qu'on peut appeler une grande gueule.

Le syndicalisme je n'y connaissais rien, je peux même dire que j'ai été élevée à l'opposé de la vie syndicale (si tu vois ce que je veux dire) jusqu'à ce qu'une collègue que j'apprécie énormément prenne sa retraite et me passe le relais.
J'ai accepté parce que c'est ma copine car pour moi une secrétaire était celle qui rédigeait les compte-rendus, sauf qu'une Secrétaire Générale n'est pas celle qui prend des notes en général mais celle qui a des responsabilités et prend des décisions.

J'ai endossé ce rôle plus discrètement que vaillamment d'ailleurs pendant des années.

Il y a quatre ans, portée par les événements, j'avais bravé un audit de l'IGAS (Inspecteur Général des Affaires Sociales) exposant oralement un argumentaire construit et force est de constater, convaincant.
Mais aujourd'hui, me voici encore en ligne de mire.

Sauf que moi qui me noie dans un verre d'eau depuis que je suis maman, je te rappelle qu'en ce moment, c'est un océan que l'on doit traverser au boulot.


(Surtout qu'on peut ajouter qu'il y a cumul de mandats car je suis aussi déléguée des parents d'élèves de la crèche et j'ai, là-bas également, quelques réunions à préparer).

Alors je m'interroge. Il est vrai que longtemps ces "votes" m'ont permis de me sentir aimée. Mais aujourd'hui finalement, ce qui motive mes candidatures (ou mêmes nominations sans candidature), c'est plutôt l'absence d'implication des autres.

Je ne comprends pas qu'aucun parent ne se sente suffisamment concerné pour poser sa candidature afin d'assister aux animations prévues, proposer des idées, des aménagements utiles pour nos petits, qu'aucun parent n'ait envie que l'espace réservé à nos enfants soit plus sain, plus joli, plus attrayant.

Et au boulot, même incompréhension: comment peut-on laisser faire les autres, au mieux, en évitant de les critiquer ou leur tirer dans les pattes alors que le but ultime est la sauvegarde de notre lieu de travail, l'insertion de centaines de jeunes touchés dans leur île à plus de 60% par le chômage?

Je rougis voire bégaie si je dois prendre la parole, me sens inculte sur des dossiers techniques et administratifs parce que je suis une prof de littérature.
Mais portée par le désir de combattre une forme d'injustice, je me trouve propulsée, encore une fois au premier plan.
Je mûris et découvre ainsi que je ne suis pas animée par les mêmes forces qu'autrefois, ce qui me prouve que j'ai grandi.

J'accepte la mission en tentant de ne pas redouter les critiques, les coups bas, les égoïsmes individuels qui nuisent à l'intérêt collectif.
Mais quelle énergie cela requiert, et comme je me sens fragilisée...

Et vous, le syndrome du délégué? Atteintes ou pas?

mardi 9 novembre 2010

Quand les liens du blog traversent la France

Et décorent mes murs pour l'occasion!

Merci à




Grâce à Julie chez qui j'ai gagné plein de douceurs chocolatées!
Je vous invite à découvrir son blog gourmand

J'ai reçu un colis plein de cadeaux parce que j'ai 
participé avec bonheur à mon premier swap chez 
Marievdk et ma coéquipière de cadeaux était  


Nous devions choisir: un livre (pour son fils Théo), une gourmandise, un produit de beauté, et une surprise: A nous le chocolat, les sucettes au caramel beurre salé, gel douche bio, senteurs délicieuses, porte-clé trop chouette et livre adorable pour le Pouic.
Je suis EMBALLÉE (aussi gracieusement que ces superbes cadeaux!)


Merci aussi à
Comme-ci Comme Cat par l'intermédiaire de Ptisa !


Et mon cher et tendre l'Epoux pour ce magnifique carnet 
et ce sublime agenda de moleskine trouvés à mon retour du boulot !
J'en rêvais!


Toutes vos attentions sont si importantes.
Pour de multiples raisons, et de multiples façons ce blog embellit mon quotidien grâce à vous.

MERCI !!

J'en profite d'ailleurs pour vous faire découvrir le blog de Kab créations 
si vous ne connaissez pas encore.
Je participe à son concours pour gagner un calendrier trop trop beau,

J'adore ces univers totalement décalés: 
l'œuvre et le bonhomme et cette photo de février me plait tout particulièrement!

dimanche 7 novembre 2010

Octave a deux ans

8h54
Il y a deux ans, tout rond, j'avais la foufoune rasée de près, la tunique bleue sexy de la clinique, et je souriais béatement genre "je maitrise, tout ira bien" (merci Xanax).
J'attendais patiemment dans ma chambre que l'on veuille bien sortir le Pouic de mon ventre.

1h22 plus tard il a crié 
et une semaine après c'est moi qui ai crié en découvrant ma balafre cachée sous mon bourrelet.

Aujourd'hui il a deux ans et nous crions pour des raisons bien différentes.
Je me suis très souvent demandée les quatre premiers mois s'il m'en voulait de l'avoir fait naitre étant donné qu'il passait plus de temps à hurler qu'à se taire. 
Dès le cinquième mois, j'ai compris que finalement il nous en voulait de tenter de le faire pioncer: une demi heure de bercement ou cris (selon notre énergie) pour 20min montre en main de sommeil.
Passé un an il a accepté les siestes mais pas les grasses matinées: 5h (5h30 au mieux).



A présent, les cris se sont déplacés. 
Nous dormons. 
Tous les trois. 
Jusque tard puisque grâce à cette nouvelle maison bien insonorisée, nous ne l'entendons pas nous réclamer son "raron" tôt le matin. 
Donc on dort tous jusqu'à ce que je pose le pied par terre.
Et là, le Pouic me remerciera quand il comprendra que je ne sais plus dormir tard 
et que finalement il petit déjeune vers 8h30 le week-end.

A deux ans donc il crie parce qu'il débute le "terrible two's". Et c'est là que je commence à comprendre qu'une galère en remplace toujours une autre. 
Je découvre le destin parental avec consternation.
Ma seule parade : lui demander d'aller hurler ailleurs, j'ai les oreilles fragiles. 
Ca marche pour le moment.

En revanche, il a deux ans et je suis épatée
parce qu'il ne met plus de couches nuit et jour,
parce qu'il mange de tout et facilement,
parce qu'il aime les câlins et me trouve "douce",
parce qu'il parle bien et on le comprend,
parce que j'adore l'entendre chanter seul dans son lit le soir,
parce que je suis dingue de l'odeur de sa peau.
Heureux anniversaire mon Pouic




Merci à toutes celles qui ont pensé à lui: Anne Laure* (autrement dits Monsieur et Madame Camembert) et Zaza qui font des folies...