mercredi 16 mars 2011

Seule au monde


Il semblerait que vos messages m'aient considérablement permis d'envisager mon épreuve orale sous un nouveau jour.

Par la force des choses, je relativise et parviens donc, sans aucune peine, à m'endormir dès que je révise.Ma mauvaise conscience me réveille plusieurs fois la nuit, alors je me rendors en me récitant le contenu de mon plan. Je n'atteins jamais la seconde partie, dommage...

Les dés sont joués et je ne suis pas du tout au point y compris sur l'exposé de mon parcours professionnel que je devrais connaitre par cœur; alors je savoure le fait de prendre du temps pour moi, d'avoir la sensation que Le Pouic et son père me manquent terriblement, d'autant plus parce qu'ils sont loin.

Sans ce taxi réservé pour 7h30 demain matin, je me sentirais presque libre! Je savoure déjà le fait d'être allégée dès demain midi, de retrouver une forme d'insouciance en ayant une charge de travail en moins.

Merci pour vos encouragements de ces derniers jours qui m'ont beaucoup aidée.

dimanche 13 mars 2011

Vivement Dimanche Prochain # 6

 
HOURRA !


J'ai la recette des cookies parfaits (ceux sur lesquels on ne se casse pas les dents même avec un four imprécis).
Je l'ai trouvée chez Caroline qui l'avait empruntée à Mike.

La voici:








 Ingrédients (pour une quinzaine de cookies) :
- 250 g de farine
- 125 g de sucre de canne roux (ou cassonade)

je vous conseille d'en mettre 80g car le miel sucre déjà
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 1/2 sachet de levure
- 1 œuf
- 125 g de beurre
- 2 cuillères à café de miel
- pépites de chocolat (à volonté)

Préparation :
Mélangez la farine, les sucres, le sel et la levure dans un grand saladier.

Faites fondre le beurre, et ajoutez-y, l'œuf battu et les 2 cuillères de miel, et incorporez le tout à la préparation.

Ajouter les pépites de chocolat, et mélanger avec une cuillère en bois.

Préchauffez votre four à 220°C (thermostat 7-8), avec la grille au plus bas.

Façonnez des cookies d’environ 10 cm de diamètre, et disposez-les sur une plaque. Ils doivent être assez espacés.
Enfournez-les une petite dizaine de minutes.

samedi 12 mars 2011

Trouillomètre dans le rouge !

J - 4 avant de me présenter face au jury.

J'ai mimé mon oral ce matin durant une heure trente. J'ai tenté sans succès de réduire le temps à dix minutes. J'en fais douze en bafouillant seule devant mon brouillon.

Jeudi matin je devrais tenir dix minutes maxi devant trois ou quatre personnes sans ma feuille.

Aujourd'hui cela me parait impossible de réussir à parler dix minutes sans un support écrit.
Seule à gérer le grand méli-mélo des idées malgré un plan rigoureux que je tente d'apprendre.
Seule à gérer des regards curieux, inquisiteurs durant dix minutes où je dois prendre seule la parole.

Je m'en sens incapable! Je me sens ridicule, presque usurpatrice d'aller tenter l'admission alors que je pensais avoir une chance sur un million de réussir le seuil de l'admissibilité.

Je perds totalement mes moyens à l'idée de bafouiller, raconter des conneries, user et abuser comme souvent des lapsus ou des maladresses qui vont me mettre en danger lors de l'entretien qui suivra.
J'ai peur de m'évanouir de stress.

Je crois n'avoir jamais autant craint un oral.
Et pourtant, cette fois-ci, je n'ai rien à perdre...

Je prends tout conseil pour gérer cet intense moment de stress qui me guette si tu as déjà vécu des moments similaires.

mardi 8 mars 2011

Humilité et journée de la femme

 
 J'ai de la chance.

Je n'ai pas besoin d'attendre le 8 mars pour que mes hommes prennent soin de moi, pour trouver un emploi qui m'épanouisse, m'offre un salaire convenable (même si comme tout le monde j'aspire à gagner plus) et ne m'exploite pas, pour vivre dans une société dans laquelle je me sens reconnue pour ce que je suis.




Sauf que ça c'est moi.
Mais qu'à quelques mètres de moi, il y a des femmes qui sont violentées, moralement ou physiquement,
Des femmes à qui l'on ne laisse pas croire qu'elles peuvent s'émanciper,
A qui la formation et l'éducation manquent pour se sentir libres.

Au sein de notre pays nous ne sommes pas toutes égales et même si notre situation semble incomparable au regard de certaines régions du monde, il y a encore des combats à mener.


Et à des milliers de kilomètres de chez moi,
Il y a plus de violence encore, institutionnalisée ou presque : Le viol comme arme de guerre civile. J'en ai la nausée. Je suis révoltée et impuissante.

Quand on lit ça, on n'a plus le droit de se plaindre pour ces bobos du quotidien, parce que Monsieur ne débarrasse pas sa tasse de café.. On a toutes le pouvoir de changer les désagréments de notre quotidien, si on ne fait rien, c'est qu'on l'accepte.

Alors on se tait et on regarde ce qui se passe ailleurs. Ça dénombrilise. Ça rend humble.